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- Half N half -






Half 'N Half   Sonde le seul en scène


 















Seul à explorer les méandres du seul. En sons, en mots, à demi-mots, en fanfare ou sur la pointe des pieds : sonder l’autour. Dans la forêt des questions : la tribu des Quiézites rythme et réchauffe.

Olivier Thomas pousse la chansonnette dans ce vide de l'autour. Une petite guitare pas tout à fait juste. Une pédale pour s'aménager du son, s'orchestrer, se mettre en musique comme on joue à disjoket dans son appartement pour le ranger.
Une batterie pour enfants aménagée, customisée de percussions, sonnettes, boîtes de conserves, règle en métal, banjo déjanté sans corde, sonnette de vélo, klaxon de vélo, ding ding comme à l'hôtel, bidon.


Il parle de son vélo, roule à vélo, esquisse ses hésitations, dessine des chemins, écrit au tableau.

« Il n’y a pas que les groupes qui doivent être nombreux. J’aimerais moi aussi parfois être nombreux. Je voudrais être une tribu ! Toute cette chaleur, cette chair, cette pression des corps, ces cuivres, ces chants. Je ne suis que moi. Si moi pouvait être plusieurs. Et même plusieurs, alors, voudrait être plus, tant j’ai peur d’attraper froid ! »

Une première version de ce spectacle a vu le jour au théâtre de la vie, avec en filigrane la présence, l’ombre accompagnante de Catherine Delaunay qui, en musique, se déplace, contourne, amplifie. Pour le plaisir d’être à deux à bricoler des en cas, des pierres pour la soif, des aides mémoires, des bras zéros, du plaisir en paquet de 12. De fil en aiguille du chant, des casseroles, des commentaires, du pétillant.

Il n’y a pas que ceux qui ont des choses à dire qui doivent parler. Des choses à faire qui doivent faire. Il n’y a pas qu’aux gens pressés qu’il manque du temps. Nous avons besoin de place nous les silencieux, pour que le silence puisse se faire. Pour que notre silence puisse faire du bruit. Je n’ai rien à dire de particuliers, mais j’ai quand même envie de parler. Dire que j’hésite. Souvent. Parler de mon vélo, de ses kms. Du temps qui est incertain, comme tout le reste. De tout et de rien.
Ni musique ni théâtre, ni comique ni triste, ni rien ni tout. Tous les « ni » s’enivrent sans thème ni cri, s
i ce n’est celui
ducorpsdelapenséedelavoixdesenviesdesrêvesdesangoissesduvide de tous les jours et cetera quoi.




« En fait quand tu respires ça t'use, mais ça tu es obligé de respirer. Par contre quand tu ris tu respires encore plus, tu t'uses encore plus, et là tu peux peut-être faire quelque chose, puisque tu n'es pas obligé de rire.
Tu ris moins, tu respires moins, tu vis plus.
Tu ris plus, tu respires plus, tu vis mieux mais tu vis moins...fameux dilemme.
Vivre jusque trente ans super fort,  jusque cent super mal, ou quatre-vingt à moitié : sur le strict plan comptable c'est jusque quatre-vingt à moitié que c'est le plus rentable. »




graphisme : Nicolas Marchant :: developpement : LilluWeb